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Le Blog pour une meilleure Santé 

C’est la rentrée : salle de sport ou studio en petit groupe, quelle formule vous correspond vraiment ?

Dernière mise à jour : 25 août

Justine, coach sportive accompagnant une cliente lors d’un cours en petit groupe
En petit groupe, l’accompagnement ne s’arrête pas à montrer un exercice : observer, corriger et adapter font partie intégrante de chaque séance.


La rentrée est souvent synonyme de bonnes résolutions. Après les vacances, on a envie de reprendre une activité physique, de retrouver une routine, de se sentir mieux dans son corps et on commence naturellement à regarder ce qui existe autour de chez soi.


Très vite, plusieurs possibilités se présentent : la salle de sport traditionnelle, les cours collectifs, les studios spécialisés en petit groupe ou encore le coaching individuel.

Et forcément, lorsqu’on compare les différentes offres, les écarts de prix peuvent interpeller.


Certaines salles de sport proposent aujourd’hui des abonnements autour de 30 ou 35 € par mois, parfois avec des amplitudes horaires énormes et énormément de matériel à disposition.

Les studios en petit groupe proposent généralement des tarifs plus élevés, et le coaching individuel encore davantage.


Mais finalement, la première question à se poser n’est peut-être pas « combien cela va me coûter ? », mais plutôt : de quoi ai-je réellement besoin pour réussir à pratiquer régulièrement et, surtout, continuer dans le temps ?


Après plus de 13 ans à accompagner des personnes dans leur pratique sportive, je me suis rendu compte que nous n’avons tout simplement pas tous besoin de la même chose.



  1. La salle de sport : une excellente solution, si elle vous correspond

Je tiens à commencer par là parce que mon objectif n’est absolument pas d’opposer les salles de sport aux studios.

Une salle de sport peut être une excellente solution. Pour quelques dizaines d’euros par mois, vous avez accès à énormément de matériel, souvent sur des amplitudes horaires très larges.

Vous pouvez organiser vos entraînements comme vous le souhaitez, venir quand vous voulez et rester totalement libre dans votre pratique.

Si vous avez déjà une bonne expérience sportive, que vous savez construire vos séances, utiliser correctement le matériel, faire évoluer vos charges et que vous êtes suffisamment autonome pour pratiquer régulièrement, le rapport qualité-prix peut même être excellent.


Mais tout le monde n’a pas cette autonomie, et c’est là que les choses deviennent différentes.


Depuis toutes ces années de coaching, j’ai rencontré énormément de personnes qui avaient déjà été inscrites dans une salle de sport. Lorsque nous parlons de leurs expériences passées, une phrase revient régulièrement : « J’étais inscrite en salle, mais au bout d’un moment, je n’y allais plus. »

Et lorsque je demande pourquoi, la réponse n’est pas forcément : « Je n’aime pas le sport. »

J’entends plutôt : « Je ne savais pas vraiment quoi faire », « Je faisais toujours les mêmes machines », « Je ne savais pas si je faisais correctement les exercices » ou encore « Au début j’y allais souvent, puis de moins en moins ».


Ce sont des situations que j’ai entendues tellement de fois qu’elles méritent, à mon sens, que l’on s’y intéresse.



  1. Avoir beaucoup de matériel ne signifie pas forcément savoir quoi en faire

Imaginez que vous n’ayez jamais réellement pratiqué de renforcement musculaire et que vous arriviez dans une grande salle avec des dizaines de machines, des haltères, des poulies, des tapis de course, des vélos et une multitude d’exercices possibles.

Sur le papier, vous avez tout ce dont vous avez besoin.

Mais une fois sur place, par où commencer ?


Très souvent, on va naturellement vers ce que l’on connaît. Quelques minutes sur le tapis ou le vélo, deux ou trois machines que quelqu’un nous a montrées, quelques exercices pour les abdominaux… et la séance est terminée.


Mais ensuite viennent les questions :

• Quelle charge utiliser ?

• Combien de répétitions ?

• Dans quel ordre faire les exercices ?

• À quel moment augmenter la difficulté ?

• Pourquoi est-ce que je sens mon dos alors que je suis censé travailler mes abdominaux ?

• Est-ce que mon mouvement est correctement réalisé ?


Pour une personne habituée à s’entraîner, ces questions peuvent sembler simples. Pour quelqu’un qui débute, elles ne le sont absolument pas.

Avoir accès à énormément de matériel et être accompagné pour savoir comment l’utiliser sont deux choses très différentes.



  1. Pourquoi certains abonnements finissent-ils par ne plus être utilisés ?

Il y a également quelque chose que j’observe régulièrement et qui m’interpelle depuis longtemps : la facilité avec laquelle nous pouvons continuer à payer un abonnement sportif que nous n’utilisons quasiment plus.

Vous vous inscrivez avec toute la motivation du monde. Pendant les premières semaines, vous y allez deux ou trois fois. Puis arrive une semaine plus compliquée : beaucoup de travail, les enfants, la fatigue, un imprévu…

Vous vous dites que vous reprendrez la semaine suivante. Puis finalement le mois prochain.

Et lorsque l’abonnement représente 25, 30 ou 35 € par mois, il peut être assez facile de se dire : « Ce n’est pas très grave, je le garde, je vais reprendre. »


Je ne dis évidemment pas que moins un abonnement est cher, plus on abandonne. La motivation est beaucoup plus complexe que cela et certaines personnes utilisent leur salle à petit prix quatre fois par semaine pendant des années.

Mais je pense qu’il existe malgré tout une question intéressante à se poser : lorsque notre investissement est relativement faible et que personne ne nous attend, est-il parfois plus facile de repousser notre séance ?

Parce qu’il manque alors quelque chose que je trouve extrêmement important dans la pratique sportive : le rendez-vous.



  1. Parfois, ce qui nous fait tenir n’est pas la motivation : c’est le rendez-vous

On parle énormément de motivation lorsqu’on parle de sport. Pourtant, après toutes ces années d'expérience dans ce métier, je ne crois pas vraiment à l’idée qu’il faille être motivé toute l’année pour réussir à pratiquer régulièrement.

Personne n’est motivé 365 jours par an, pas même un coach sportif ! Oui, oui, il m'arrive de ne pas avoir de motivation suivant les périodes.


Il y a des journées où l’on a envie de faire du sport et d’autres où l’on préférerait largement rentrer chez soi et s’installer sur le canapé.

Si vous aviez prévu d’aller seule à la salle mardi soir et que vous rentrez du travail fatiguée, il est assez facile de déplacer votre séance au lendemain. Personne ne saura que vous n’êtes pas venue et, finalement, cela ne change rien pour personne.


Lorsque vous avez réservé une séance de coaching ou votre place dans un petit groupe, la situation est différente. Vous avez un rendez-vous dans votre agenda, le professionnel sait que vous venez et, dans un petit groupe, vous retrouvez souvent les mêmes personnes.

Cela peut sembler être un détail, mais je constate depuis des années à quel point la régularité se construit aussi grâce à ces rendez-vous que l’on prend avec soi-même.


Et parfois, le soir où vous n’aviez vraiment pas envie de venir, vous terminez justement votre séance en me disant : « Finalement, je suis contente d’être venue ! »

Ça aussi, je l’ai entendu un nombre incalculable de fois.



  1. Le studio en petit groupe : une autre façon de pratiquer

Lorsque vous choisissez un studio fonctionnant en petit groupe, vous ne recherchez généralement pas la même chose qu’en vous inscrivant dans une salle en libre accès.

Vous venez évidemment pour pratiquer une activité physique, mais également pour être accompagné.


Dans mes séances, mon rôle ne consiste pas simplement à montrer un exercice devant plusieurs personnes et à attendre qu’elles le reproduisent.

Je passe une grande partie de mon temps à observer les mouvements, à corriger un placement, à proposer une adaptation ou à modifier un exercice lorsqu’il ne convient pas à la personne qui se trouve devant moi.


Avec le temps, je connais aussi mes clients. Je sais qu’une personne peut aller un peu plus loin aujourd’hui alors qu’une autre aura besoin d’une variante. Je vois les progrès, mais également les compensations qui peuvent apparaître lorsqu’un mouvement devient plus difficile.

C’est aussi tout l’intérêt du petit groupe : conserver l’énergie et la convivialité d’une séance collective tout en permettant un véritable accompagnement de chaque personne.


Et surtout, lorsque vous arrivez, vous n’avez pas à vous demander ce que vous allez faire aujourd’hui. La séance est préparée, construite avec une logique et pensée pour vous faire progresser.



  1. Et le coaching individuel dans tout ça ?

Le coaching individuel répond encore à un autre besoin.

Pendant toute la durée de la séance, le coach sportif est entièrement disponible pour une seule personne. Les exercices, le rythme, les temps de récupération et les adaptations peuvent donc être choisis en fonction d’un objectif et d’un profil précis.


C’est particulièrement intéressant lorsque l’on recherche un accompagnement très personnalisé, que l’on souhaite travailler sur un objectif spécifique ou simplement que l’on préfère pratiquer seul avec son coach.

Et c’est aussi ce qui explique naturellement les différences de prix entre les différentes façons de pratiquer.

--> Une salle de sport peut accueillir énormément de personnes simultanément.

--> Un cours collectif peut réunir plusieurs dizaines de participants.

--> Un petit groupe réduit volontairement ce nombre pour permettre davantage d’attention.

--> Un coaching individuel mobilise un professionnel pour une seule personne.

Ce ne sont donc tout simplement pas les mêmes prestations.



  1. Un tarif différent pour un niveau d’accompagnement différent

Finalement, lorsque l’on regarde uniquement le prix mensuel, on oublie parfois une chose essentielle : derrière un tarif, il y a surtout un niveau de service et d’accompagnement.


• Une salle de sport peut proposer un abonnement très accessible parce que son fonctionnement repose en grande partie sur l’autonomie de ses adhérents. Beaucoup de personnes peuvent utiliser les installations simultanément et chacun organise sa pratique comme il le souhaite.

• Dans un studio en petit groupe, le fonctionnement est différent. Le nombre de participants est volontairement limité afin que le professionnel puisse réellement observer les personnes présentes, corriger leurs mouvements, proposer des adaptations et suivre leur progression.


• Et en coaching individuel, cette disponibilité va encore plus loin puisque toute la séance est consacrée à une seule personne avec un accompagnement entièrement personnalisé.


C’est aussi pour cela que les tarifs augmentent progressivement selon le niveau

d’accompagnement proposé. On ne paie pas davantage pour faire « le même sport en plus cher ». On paie pour avoir davantage de temps, d’attention, d’expertise et de personnalisation.


C’est exactement ce que j’ai choisi de proposer dans mon Studio. J’aurais pu faire le choix d’un espace plus grand et d’accueillir davantage de personnes dans mes cours, mais cela aurait forcément diminué le temps que je peux consacrer à chacun.

Le petit groupe me permet de connaître les personnes que j’accompagne, leurs possibilités, leurs difficultés et leur évolution, tout en conservant la dynamique d’un cours collectif.


La question n’est donc pas de savoir si l’un est « trop cher » ou l’autre « moins cher ». Il faut surtout savoir ce que vous recherchez lorsque vous pratiquez : un lieu et du matériel pour vous entraîner en toute autonomie, ou un véritable accompagnement pendant vos séances.

Et c’est seulement à partir de là qu’un tarif peut réellement être comparé.



  1. Le moins cher est-il toujours le plus économique ?

C’est finalement là que la question du prix redevient intéressante.

Un abonnement à 30 € par mois représente 360 € sur une année. Si vous allez à la salle trois ou quatre fois par semaine pendant toute l’année, difficile de trouver un meilleur rapport qualité-prix.


Mais si vous vous inscrivez en septembre, que vous y allez régulièrement pendant trois semaines, puis de moins en moins avant d’arrêter complètement tout en continuant à payer votre abonnement, la perception du prix devient différente.


À l’inverse, une formule plus chère que vous utilisez réellement chaque semaine et qui vous permet de rester régulier peut représenter un investissement beaucoup plus intéressant pour vous.

C’est pour cette raison que je trouve parfois dommage de comparer les activités sportives uniquement en regardant leur mensualité.

Un prix n’a réellement de sens que lorsqu’on le met en face de l’usage que l’on va en faire et du service dont on a besoin.



Conclusion : Alors, salle de sport ou studio en petit groupe ?

Avant de vous inscrire à la rentrée, je vous conseillerais surtout de vous poser quelques questions très simples.


• Est-ce que je sais m’entraîner seul ?

• Est-ce que j’aime cette liberté ?

• Est-ce que je suis capable de construire mes séances et de rester régulier sans rendez-vous ?

Dans ce cas, une salle de sport peut parfaitement vous convenir.


À l’inverse :

• Est-ce que j’ai besoin d’être guidé, corrigé, de retrouver un groupe et d’avoir un rendez-vous régulier dans mon agenda ?

Un studio en petit groupe correspondra peut-être davantage à votre façon de fonctionner.


Et si vous avez besoin d’un accompagnement entièrement construit autour de vous et de vos objectifs, le coaching individuel sera encore une autre possibilité.


Après toutes ces années à accompagner des personnes dans leur pratique sportive, je reste convaincue que le meilleur abonnement est celui qui correspond suffisamment à votre personnalité, à votre niveau, à vos besoins et à votre quotidien pour que, six mois plus tard, vous soyez toujours en train de pratiquer.


Une salle à 30 € dans laquelle vous allez régulièrement est un excellent investissement. Un studio en petit groupe plus cher qui vous permet enfin d’être régulier et de progresser est également un excellent investissement.


En revanche, quel que soit son prix, un abonnement que vous payez mais que vous n’utilisez plus est probablement celui qui vous coûte le plus cher.


Alors pour cette rentrée, plutôt que de chercher uniquement la formule la moins chère ou celle qui semble proposer le plus de choses, demandez-vous simplement :

« Qu’est-ce qui, moi, va réellement me donner envie de continuer ? »


Justine

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